28 juin 2017

Terroristes islamistes Mohamed Achamlane (Forsane Alizza)

Ouverture du procès du groupuscule islamiste Forsane Alizza (28.06.2015)


14 personnes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris. Arrêtées en 2012, elles sont soupçonnées d'avoir préparé une vague d'attentats contre des commerces juifs.

En mars 2012, Mohamed Achamlane, chef du groupuscule islamiste Forsane Alizza, est interpellé avec 13 membres présumés de son organisation. Ce lundi 8 juin s'ouvre leur procès devant le tribunal correctionnel de Paris. Sur les écoutes téléphoniques, ils se réjouissaient des actes terroristes perpétrés à Toulouse par Mohamed Merah.

Les enquêteurs ont aussi découvert au domicile de l'homme un fichier nommé "cibles". Il comprenait une liste de dix commerces juifs, dont les enseignes Hyper Cacher.

"Un projet contre l'islamophobie"

Béranger Tourné défend Mohamed Achamlane. "Aujourd'hui, ce qu'on veut nous faire croire, c'est qu'en droit français et devant la justice française, pour condamner une association de malfaiteurs terroristes, il suffit de démontrer la potentialité d'une action et non plus de démontrer le projet", déclarait l'avocat en mars 2012.

Selon la police antiterroriste, Mohamed Achamlane, 37 ans, s'apprêtait bien à passer à l'acte. Des armes avaient été retrouvées à son domicile de Nantes et il avait promis "un bain de sang". Lui se défend et parle de projet légal engagé contre l'islamophobie.


Mohamed Achamlane, leader de Forsane Alizza, réfute "toute intention terroriste" (31.03.2012)

Il a été interpellé vendredi avec 16 autres islamistes radicaux en France. Selon son avocat, il dénonce une tentative de récupération médiatique et politique.

Mohamed Achamlane s'exprime, par la voix de son avocat. Le leader du groupe salafiste radical Forsane Alizza, interpellé vendredi avec 16 autres islamistes radicaux présumés en France, réfute "toute intention terroriste", dans un entretien de son conseil au quotidien Presse-Océan publié samedi 31 mars.

Mohamed Achamlane a été arrêté à son domicile de Bouguenais, au sud-ouest de Nantes (Loire-Atlantique), après plus de six heures de perquisition des hommes du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN).

Aucun "lien avec Mohamed Merah"

"Mon client réfute fermement avoir jamais participé de près ou de loin à une quelconque entreprise terroriste", affirme Benoît Poquet dans les colonnes du journal. Et il "conteste fermement avoir un quelconque lien avec Mohamed Merah", le tueur au scooter de Montauban et Toulouse.

En outre, Mohamed Achamlane "réfute tout amalgame et dénonce la tentative de récupération médiatique et politique, oportunément orchestrée en pleine période électorale", selon son avocat.

"Le règne de l'islam"

Quand il l'avait dissous en février 2012, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, avait accusé Forsane Alizza de vouloir former ses sympathisants à la lutte armée, de porter "atteinte aux principes républicains" et de vouloir "le règne de l'islam" en France.

Mohamed Achamlane, son leader, avait alors démenti toute dimension violente de son mouvement, surtout adepte des actions spectaculaires. Sur son site, depuis fermé, le groupuscule affirmait toutefois : "Notre organisation prend de l'ampleur et nous avons besoin de main d'œuvre fissabililah ("sur le chemin d'Allah"). Nous recherchons toutes sortes de compétences mais surtout des soldats !"

Terroriste et radicalisateur Djamel Beghal

L'avocat de Djamel Beghal réclame son expulsion
Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 27/06/2017 à 18:43 Publié le 27/06/2017 à 18:31

L'avocat de l'islamiste Djamel Beghal, Bérenger Tourné, a réclamé la liberté "conditionnée à l'expulsion vers l'Algérie" de son client, condamné en 2013 à une peine de prison dans le cadre d'un projet d'évasion, mardi à Rennes lors d'une audience devant le juge d'application des peines.
» Lire aussi - Djamel Beghal, client pas comme les autres d'un hôtel du Cantal
"J'ai plaidé pour la liberté conditionnée à son expulsion vers l'Algérie", a indiqué  Me Tourné, à l'issue de cette audience. "L'administration pénitentiaire et le parquet sont de leur côté défavorables à cette expulsion", a ajouté Me Tourné, soulignant que la décision sera rendue le 12 juillet.

Djamel Beghal a été condamné en décembre 2013 à 10 ans de prison pour avoir projeté l'évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA), condamné à perpétuité pour l'attentat à la station RER Musée d'Orsay en 1995 à Paris (30 blessés).

Franco-algérien déchu de sa nationalité française, Beghal, incarcéré au centre pénitentiaire de Vézin, près de Rennes, a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à 10 ans de prison pour avoir préparé des attentats en France, notamment contre l'ambassade des États-Unis à Paris.

Mais son expulsion a été suspendue, en raison du "climat qui régnait en Algérie et qui laissait à penser qu'il y avait un risque de torture", a expliqué Me Tourné.

"Aujourd'hui, il y a un contexte favorable pour son expulsion. Djamel Beghal est d'accord", a poursuivi Me Tourné, alors que son client, considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d'Amédy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, devrait être libéré au plus tard en septembre 2018, selon l'avocat.

LIRE AUSSI :




La police enquête sur le rôle exact de Djamel Beghal (21.05.2015)

 Par Angélique Négroni Mis à jour le 21/01/2015 à 12:44 Publié le 11/01/2015 à 18:15

Djamel Beghal, le terroriste qui avait projeté en 2001 un attentat contre l'ambassade des États-Unis à Paris, est le lien entre Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi.

Son avocat a déjà pris les devants en assurant que son client, Djamel Beghal, aujourd'hui incarcéré à Rennes, n'avait rien à voir avec les attentats sanglants à Paris. Mais, lors de leurs investigations, pour établir les liens récents ou anciens qu'ont pu entretenir Amedy Coulibaly et les frères Kouachi avec des figures marquantes de l'islam radical, les enquêteurs tomberont forcément sur le nom de Djamel Beghal, dit «Abou Hamza».

Ce terroriste, considéré par ses «amis» comme un fin théologien, est le lien entre Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi. En 2005, ces trois hommes se sont rencontrés en prison, à Fleury-Mérogis. Beghal est alors incarcéré pour avoir projeté en 2001 un ...

Australie

Australie: un kangourou retrouvé mort ligoté (28/06/2017)

Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 28/06/2017 à 07:33 Publié le 28/06/2017 à 06:40

Le cadavre d'un kangourou tué par arme à feu, recouvert d'un imprimé léopard et ligoté à une chaise avec une bouteille d'alcool entre les pattes, scandalise en Australie.

Le kangourou a été retrouvé en bordure de route dans le nord-est de Melbourne par un passant. L'animal, qui portait une sorte de châle imprimé sur le dos, avait, entre ses pattes ligotées, une bouteille d'ouzo.

"Le kangourou avait reçu au mois trois balles, avant d'être mis sur la chaise", a déclaré Mike Svernst, enquêteur du département de l'environnement de l'Etat de Victoria. "Il s'agit d'un comportement déplorable et immoral". Ce dernier a lancé un appel à témoins et rappelé que le fait de tuer des animaux sauvages protégés était passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 36.500 dollars australiens (27.000 euros) et une peine de prison de deux ans.

"Il a fallu du temps pour mettre le kangourou en scène sur le bord de la route et nous sommes certains que quelqu'un a vu quelque chose, compte tenu de l'endroit et de la circulation", a-t-il dit. Les autorités estiment que le kangourou n'a pas été tué à l'endroit où il a été retrouvé.

Salafisme et terrorisme

Six djihadistes présumés arrêtés

Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 28/06/2017 à 10:54 Publié le 28/06/2017 à 08:51

Six membres présumés de l'organisation Etat islamique (EI) ont été arrêtés hier en Espagne, Royaume-Uni et Allemagne, dans le cadre d'une enquête espagnole sur des individus cherchant à recruter pour le compte de l'Etat islamique, a annoncé Madrid.

L'opération toujours en cours ce matin a permis d'arrêter les membres de ce groupe, installé à Palma de Majorque dans l'archipel des Baléares et dont le chef était un "imam salafiste", arrêté au Royaume-Uni, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur. Le religieux âgé de 44 ans, visé par un mandat d'arrêt européen, a été arrêté à Birmingham, dans l'ouest de l'Angleterre, un des principaux repaires des islamistes britanniques, a annoncé la police locale dans un communiqué.

L'enquête avait démarré en 2015 après la découverte sur internet de vidéos sur le parcours d'un jeune musulman vivant en Espagne et décrivant son endoctrinement, jusqu'à son départ vers la Syrie. Le "prédicateur salafiste, dont le discours public était très connu des services policiers et de renseignement européens, se consacrait, en privé, au recrutement de combattants et à la collecte de fonds pour la Syrie", selon le ministère de l'Intérieur espagnol.

Outre l'arrestation de Birmingham, quatre interpellations ont eu lieu à Palma et une en Allemagne. Des perquisitions étaient également en cours en Allemagne et au Royaume-Uni.


Des services de renseignement, de police et antiterroristes espagnols, britanniques et allemands, ainsi que des agences européennes, ont pris part à l'opération, coordonnée par le parquet de l'Audience nationale, juridiction madrilène chargée notamment des affaires de terrorisme.

Les pays arabes occultent l'histoire de leurs Juifs (Jacques Benillouche)

Le monde arabe
        Les pays arabes occultent l'Histoire de leurs juifs pour donner crédit à la thèse ressassée sur la spoliation des réfugiés palestiniens. A l’heure où les palestiniens cherchent à fuir la Syrie, pour se réfugier en Jordanie, aucun pays du Moyen-Orient n’a fait le geste pour accueillir chez lui quelques «frères arabes».Pourtant, ni l’espace et ni l’argent ne leur manquent pour intégrer quelques dizaines de palestiniens à la recherche d’un lieu sécurisé.



Abcès de fixation

A la suite du conflit israélo-arabe de 1947, l’Histoire n’aura retenu que le cas des palestiniens ayant fui leurs maisons pour se réfugier à Gaza, en Jordanie, en Syrie ou au Liban. D’ailleurs cet abcès de fixation, volontairement maintenu et non résolu par les pays arabes, a occulté l’histoire de plus d’un million de juifs contraints de quitter la patrie qui les avait hébergés pendant plusieurs siècles et qui parfois, les persécutait. 
Juifs du Yémen dans l'avion qui les amène en Israël
       Les médias ont effectivement passé sous silence le cas des juifs qui ont été brutalement chassés ou qui ont choisi l’exil parce que la vie qui leur était proposée ne leur garantissait ni sécurité totale et ni avenir exempt de discrimination. 

Juifs et Arabes n'ont pas vécu une idylle jadis. Pourquoi le faire croire ? (Georges Bensoussan)


Résultats de recherche d'images pour « Les Juifs du monde arabe »Y a-t-il eu une idylle, une cohabitation harmonieuse entre Juifs et Arabes dans le monde arabe ? La question est délicate. Dans son dernier livre "Les Juifs du monde arabe. La question interdite", l'historien français Georges Bensoussan rejette le "gauchisme culturel" qui consiste à faire croire qu'il y eut jadis un idylle. 
"Aujourd'hui, pourquoi cherche-t-on, dans certains milieux, à travestir la vérité? A nous faire croire que Juifs et Arabes vivaient globalement en bonne entente et que le colonialisme d'une part, le sionisme d'autre part ont terni cette idylle?", s'interroge l'historien dans Au bout du jour. Avant de répondre lui-même: "C'est pour nous faire croire sur le fond que ce qui a été possible jadis, est possible aujourd'hui en Europe". 
"L'idée d'une lune de miel entre juifs et arabes avant l'Etat d'Israël est une mythologie", souligne Georges Bensoussan. "Dès qu'elles l'ont pu, la quasi totalité des communautés juives du monde arabe ont fui!" Pourtant, il y eut des conseillers juifs auprès des rois du Maroc, Hassan II et Mohammed VI, mais ils étaient "l'arbre qui cache la forêt", nuance-t-il. "Des 250.000 juifs du Maroc qu'il y avait à l'époque, il n'en reste que 3.000 aujourd'hui".

27 juin 2017

Kenya

« Dida », le petit candidat musulman qui se rêve président du Kenya (27.06.2017)

Dans un pays à majorité chrétienne, Mohammed Abduba Dida, d’origine somali, se présente au scrutin du 8 août comme le champion de tous les « exclus ».

Par Bruno Meyerfeld (contributeur Le Monde Afrique, Nairobi)

LE MONDE Le 27.06.2017 à 17h57

Affiche de campagne de Mohammed Abduba Dida, candidat musulman à la présidentielle kényanne.
La scène se déroule il y a quelques jours à peine, en plein ramadan. Il est 19 heures : l’heure de l’iftar a sonné sur Nairobi. A l’Intercontinental, hôtel chic du centre-ville, on a organisé une soirée de rupture du jeûne. Les chefs de clan somali à la barbe fournie sourient à des jeunes femmes en hijab coloré, tapent dans le dos d’hommes d’affaires en costume brillant. On rit. On blague entre deux coups de fourchette. Dans cette grande salle sans fenêtre, à la moquette couleur sable, le monde musulman kényan goûte à un entre-soi bien sucré.

Affiche de campagne de Mohammed Abduba Dida, candidat musulman à la présidentielle kényanne.

Alerte aux écrans pour les enfants

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/06/26/alerte-aux-ecrans-pour-les-enfants_5151417_1650684.html
Des tout-petits présentent des symptômes évoquant un syndrome autistique, attribués à leur surexposition numérique et à celle de leurs parents.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 26.06.2017 à 18h11 • Mis à jour le 27.06.2017 à 11h53 | Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Smartphone ou tablette font aujourd’hui bien souvent fonction de tétine.

Smartphone ou tablette font aujourd’hui bien souvent fonction de tétine.

Une exposition massive aux écrans chez les tout-petits induirait-elle des troubles de type autistique ? L’hypothèse, formulée par des professionnels de terrain, fait le buzz sur les réseaux sociaux et suscite des réactions contrastées dans la communauté médicale.

C’est une évidence, les écrans prennent de plus en plus de place dans la vie familiale. Smartphones ou tablettes font aujourd’hui bien souvent fonction de tétine, permettant d’occuper voire de calmer les bébés. Des modèles spécifiques de tablettes sont même en vente pour les moins de 4 ans. Sans compter les expositions indirectes, à tout âge : télévision allumée en permanence, ­parents moins présents pour l’enfant, car focalisés sur leur propre écran.

Dans une tribune publiée dans Le Monde (cahier « Science & Médecine » du 31 mai), une dizaine de soignants, médecins de la protection maternelle et infantile (PMI), pédiatres, psychologues ou ­encore orthophonistes, alertaient sur « les graves effets d’une exposition massive et précoce des ­bébés et des jeunes enfants à tous types d’écrans ».

Dès mars, l’une des signataires de ce texte, le docteur Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI dans l’Essonne, avait posté une vidéo surYouTube où elle faisait le lien entre des troubles du spectre autistique etl’exposition numérique.

« Six heures à douze heures par jour »

« Les enfants en grande difficulté sont très souvent exposés massivement aux écrans, de six heures à douze heures par jour », soulignait Anne-Lise Ducanda, tout en décrivant des améliorations spectaculaires avec un sevrage des écrans. Elle soulignait aussi les risques de diagnostic erroné d’autisme posé sur ces enfants. Après cette vidéo, vue près de 100 000 fois, et la tribune, les réactions ont afflué, de la part de parents, de professionnels…

D’autres signataires de la tribune font le même constat. Lorsque Sabine Duflo, psychologue clinicienne en région parisienne, reçoit...


« Assassinats ciblés »: « Ces opérations ne peuvent pas être encadrées »

Pour le chercheur Olivier Chopin, spécialiste du renseignement, les « opérations homicides » relèvent avant tout de la raison d’Etat qui, par principe, est une négation du droit.

LE MONDE | 04.01.2017 à 06h39 • Mis à jour le 04.01.2017 à 14h00 | Propos recueillis par Gaïdz Minassian

« Ce n’est ni un réconfort ni une excuse, mais la France a ses « assassinats ciblés » comme nos alliés dans la lutte contre le djihadisme ont leur targeted killings » (Photo: un drone MQ-1B de l’armée de l’air américaine lors d’un entraînement au Nevada, en octobre 2015).
« Ce n’est ni un réconfort ni une excuse, mais la France a ses « assassinats ciblés » comme nos alliés dans la lutte contre le djihadisme ont leur targeted killings » (Photo: un drone MQ-1B de l’armée de l’air américaine lors d’un entraînement au Nevada, en octobre 2015).

Docteur en science politique, Olivier Chopin est chercheur associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et chargé de cours à Sciences Po. Spécialiste de la raison d’Etat, il a publié Renseignement et sécurité, chez Armand Colin, en 2016.

L’expression « assassinats politiques » vous semble-t-elle appropriée ?


Justice et terrorisme

Terrorisme : la peur des magistrats (19.01.2017)
Depuis quelques mois, certains de ceux qui traitent ces affaires ont demandé que leur nom ne soit plus cité dans les comptes rendus d’audience écrits ou réalisés par les journalistes.

LE MONDE | 19.01.2017 à 11h03 • Mis à jour le 20.01.2017 à 07h49 | Par Jean-Baptiste Jacquin

A Paris le 16 janvier.
A Paris le 16 janvier.

Les magistrats sont des citoyens comme tout le monde, et à eux aussi, le terrorisme fait peur. Depuis quelques mois, certains de ceux qui traitent ces affaires ont demandé que leur nom ne soit plus cité dans les comptes rendus d’audience écrits ou réalisés par les journalistes. Des magistrats de la section antiterroriste du parquet de Paris, ceux qui portent l’accusation devant la chambre du tribunal correctionnel spécialisée dans le terrorisme, l’ont ainsi fait savoir directement auprès de journalistes ou par le biais de l’Association de la presse judiciaire, début janvier. Certains magistrats du siège, ceux qui jugent, se demandent également s’ils ne feraient pas mieux se glisser dans l’anonymat, à l’abri de leur robe.

« C’est la République qui recule »

« A quoi bon exposer inutilement des magistrats », plaide Catherine Champrenault, procureure générale à la cour d’appel de Paris. Selon elle, aucune consigne n’a été donnée au sein du parquet où chaque procureur, vice-procureur ou substitut est libre d’exprimer ce souhait d’anonymat. Depuis l’attentat de Magnanville en juin 2016, où un policier et sa compagne également fonctionnaire dans un commissariat ont été sauvagement tués chez eux, la peur de représailles ciblées a gagné. Dans la police d’abord. Dans la justice aussi. Certaines enquêtes ouvertes depuis accréditent ce risque de magistrats identifiés parmi les cibles envisagées par des individus liés au terrorisme.

« C’est la justice et donc la République qui recule face au terrorisme », dénonce un haut magistrat parisien… qui préfère rester anonyme de peur de s’attirer les foudres, qui ne sauraient pourtant être que verbales, de ses collègues.

La question de cet anonymat divise d’autant plus qu’il gagne d’autres maillons de la chaîne judiciaire. Le projet de loi gouvernemental réformant la légitime défense des policiers, voté mercredi 18 janvier par la commission des lois du Sénat, prévoit également d’étendre la possibilité...


Irak

A Mossoul, les forces spéciales irakiennes se préparent à reprendre le dernier carré de l’EI
Les forces antiterroristes s’apprêtent à donner l’assaut sur le secteur de la mosquée Al-Nouri, détruite à l’explosif par les djihadistes.

Le Monde | 27.06.2017 à 12h12 • Mis à jour le 27.06.2017 à 14h52 | Par Hélène Sallon (Mossoul (Irak), envoyée spéciale)

Dans le quartier de Mouchahada, à Mossoul, le 26 juin. Les forces spéciales irakiennes font une reconnaissance par drône de la zone de la mosquée Al-Nouri, qu'ils s'apprêtent à attaquer.

Dans le quartier de Mouchahada, à Mossoul, le 26 juin. Les forces spéciales irakiennes font une reconnaissance par drône de la zone de la mosquée Al-Nouri, qu'ils s'apprêtent à attaquer.

Le socle d’Al-Hadba, reconnaissable à ses motifs géométriques, apparaît à plusieurs dizaines de mètres dans le trou que les snipers des forces antiterroristes irakiennes ont creusé dans un mur. C’est tout ce qu’il reste de « la Bossue », ce minaret penché du XIIe siècle emblématique de Mossoul, après que l’organisation Etat islamique (EI) a fait exploser le complexe de la mosquée Al-Nouri, le 21 juin au soir. La destruction de la mosquée, dont seul trône encore le dôme vert, a ôté un peu de sa saveur à l’offensive qui s’annonce contre le dernier carré de l’EI à Mossoul.


Boko Haram (Nigeria)

Boko Haram, une bombe à fragmentation qui menace toute l’Afrique de l’Ouest

Entre Maiduguri et Boko Haram, une lutte à mort (3/5). Eclaté en plusieurs factions, le groupe djihadiste né au Nigeria cherche à étendre son champ d’action.

Par Joan Tilouine (Maiduguri, Nigeria, envoyé spécial)

LE MONDE Le 27.06.2017 à 19h20 • Mis à jour le 27.06.2017 à 19h24

Après un attentat-suicide à Maiduguri, le 8 juin 2017.
Après un attentat-suicide à Maiduguri, le 8 juin 2017.

« Celui qui dit “le conflit est fini” ment. Boko Haram est loin d’être mort. » Dans son fastueux bureau, au premier étage d’une grande villa surprotégée de Maiduguri, Kashim Shettima, le gouverneur de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, ne peut que contredire l’armée et le chef de l’Etat. Ceux-ci ont annoncé à plusieurs reprises avoir « défait techniquement » le groupe terroriste qui, en 2009, après l’assassinat de son fondateur, Mohamed Yusuf, par les forces de sécurité, avait lancé depuis cette même ville son djihad meurtrier.


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