14 juin 2017

Islam : Les versets du Coran que toute femme devrait savoir !

Vidéo dans laquelle on vous explique notamment pourquoi la moitié des femmes violées au Pakistan, État musulman, ont ensuite été accusées d'adultère.


Liens : 
Islamisme: Ces hommes qui n’aimaient pas les femmes - Elles sont les premières victimes du séparatisme

Sarah Halimi : une histoire française

La Chapelle, Bagnolet, Saint-Denis: no women’s lands aux portes de Paris - Ces femmes qui ne pouvaient pas porter de jupe (20.06.2017)

 « Les femmes sont en première ligne du choc des civilisations »

La femme musulmane n'est réduite qu'à son rôle de procréation et que  vous êtes traitée par dessus la jambe, cela vous plait de jouer toute votre vie la femme soumise? Le  prophète (qui en avait épousé 11 ou 13, sans compter les esclaves) a le toupet de dire que les femmes  sont « impures » et que l’homme doit se laver le visage après en avoir « touché « une, avant la prière, qu'elles sont menteuses car on ne peut leur faire confiance en cas de témoignage,  qu'elles sont trompeuses, "dépourvues d’intelligence," et que  ce sont des "calamités", Elles ne sont que des objets car elles peuvent être mariées par leur père, à un vieux (dès l’âge de 9 ans) Elles n’ont aucune liberté car il leur faut  un chaperon pour sortir, elles doivent se couvrir  ( car leur impureté fait que le mari a peur d’être trompé, ) elles sont des tentatrices comme Sheitan ce qui implique qu’elles doivent cacher leur corps sous peine de mériter le viol, ( ce n'est pas à eux de retenir leur sexe c'est à la femme de se mettre le corps et la tête sous un sac) elles sont comptées comme des demi portions car elles  n’ont droit qu’à "une demi part "d’héritage, elles sont interchangeables car elles  n’ont droit qu’à ¼ de mari, ce mari peut les « frapper » et les « reléguer « dans leur chambre et même les laisser mourir et "elles peupleront l’enfer" Même au paradis, votre mari prendra 70 vierges et rien n'a été prévu pour le paradis des  musulmanes !! quelle injustice n'est ce pas?   (Hadith Sahih Bukhari Vol. 7:33Muhammad a dit: « Je n'ai laissé après moi aucune calamité plus préjudiciable aux hommes que les femmes. » (Hadith Sahih Bukhari  Vol. 1:28.301; 2:161; 7:124 Muhammad a dit: « J'ai vu l'enfer peuplé surtout de femmes. » 4 Hadith Sahih Bukhari Vol. 3:826)Muhammad interrogea quelques femmes : « Le témoignage d'une femme ne vaut-il pas la moitié de celui d'un homme ? » Elles répondirent :« Oui ». Il leur dit : « C'est en raison de la déficience intellectuelle de la femme. » Hadith Sahih Bukhari Vol. 2:541S'adressant à d'autres femmes, il leur dit:« Je n'ai vu personne aussi dépourvu que vous d'intelligence et de religion.»

Sonjabaila :
Peace Love vous n'avez répondu à rien du tout, vous m'avez fait de la taqiya ,  vous m'avez cité verset abrogé, vous m'avez cité la Bible en long en large et en travers, rien de nouveau sous le soleil, les musulmans sont incapables de justifier leur Coran  viscéralement haineux envers les mécréants

Eh bien je préfère être traitée selon la Bible que selon le Coran, vous n'avez pas l'air d'apprécier le fait que la femme doive se taire selon la Bible, alors comment se fait il que vous ne pipez mot sur votre Coran qui est cent fois plus contraignant,? Syndrome de Stockholm? Il est vrai  que la femme a dû lutter longtemps  pour faire valoir ses droits et obtenir l'égalité avec les hommes, et actuellement en Occident, la femme a obtenu de devenir l'égale de l'homme du point de vue du Droit mais vous avec votre CORAN vous nous ramenez à une civilisation d'attardés et vous voudriez faire régresser la femme à l'époque moyenâgeuse où elle était traitée pire que du bétail ? ! Par ailleurs  si vous poussez déjà les hauts cris parce  que à l'époque traitée dans la Bible la femme devait se taire, alors que dites vous de ce que l'on a prévu pour vous dans le Coran qui est toujours appliqué aujourd'hui dans les pays islamiques?  Alors que cela ne l'est plus en Occident  ? Vous avez peur d'en parler? Hypocrisie quand tu nous tiens ! Vous avez de la chance de n'être pas (pas encore )  dans un pays qui pratique la charia, car à ce moment là vous ne serez plus rien et resterez  à gratter les casseroles dans la cuisine pendant que votre 1/4 de mari, ira se distraire  avec ses 3  coépouses et leurs enfants Vous redeviendrez alors ce que l'islam a prévu pour vous,  une éternelle mineure obéissante et  soumise à l'autorité de l'homme et si vous contestez ce sera les coups qui pleuvront, il en aura le droit. Coran, sourate 4, verset 34 « Les hommes,ont autorité sur les femmes,en raison des faveurs,qu'Allah accorde,à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes à leur mari, et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leur époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, éloignez-vous d'elles dans leur lit, et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elle, car Allah est certes Haut et Grand. » Nous ne voulons pas de cela en Occident.

Peace Love Vous pouvez écrire tout ce que vous voulez sur l'ancien testament qui ne fait que raconter  l’histoire du peuple de Dieu qui n'a pas réussi à éviter le péché et que Dieu a essayé de former par des mises en situation, Vous ignorez tout cela et vous rendez grotesque  car ce n'est pas l'Ancien mais le Nouveau Testament qui  est le livre de référence des Chrétiens Vous n'avez pas le moindre argument,  pour défendre votre Coran qui commande la mort, on comprend pourquoi, vous vous acharnez à sortir du sujet  ahahaha

Peace Love la voila qui commence à focaliser sur les coups que la musulmane doit recevoir de son mari !! L'effrontée est méprisée cela ne veut pas dire qu'elle sera frappée, Vous musulmane vous êtes à la fois méprisée et frappée selon l'islam car vous êtes mise sur le même plan que l'âne   et le chien noir, placée exactement entre les deux, et vous êtes assimilée au démon puisque vous annulez la prière ahahaha Hadîth rapporté par Mouslim et dans lequel le Prophète () a dit : "... Si celui qui prie n'a pas placé devant lui quelque chose de semblable à la partie arrière du palanquin [c'est-à-dire une Soutrah], sa salât,sera annulée,par l'âne,la femme,et le chien noir"

Peace Love On voit que vous n'aimez pas vous soumettre car vous évoquez la Bible mais manque de pot, cela n'est plus pratiqué chez nous !! On ne se fera battre ni par le mari ni par le père, car chez nous, ce n'est pas la religion qui domine, c'est la loi! En revanche, la soumission, la polygamie, et les coups donnés à la femmes  restent  toujours valables en islam !! Eh oui ! Vous l'aviez oublié ?  Vous croyiez que nous étions toutes logées à la même enseigne ? Non Madame C'est  ce qui vous pend au nez, si vous devez retourner vivre  un jour  en pays islamique ! Priez malheureuse pour que cela ne se produise jamais car vous serez rouée de coups par votre mari qui ne supportera certainement pas votre insolence! ahaha

Peace love :
+Sonjabaila "L'effrontée fait honte à son père et à son mari; tous deux la mépriseront. 6 Telle une musique dans le deuil, tel un sermon à contre-temps; mais LE FOUET et la CORRECTION sont en tout temps de la sagesse." Sirac 22 Méprisée c'est rien pour toi? Hahahaha hypocrite! si le coran avait dit cette parole Tu n'aurais pas dit ça! Je cite pour que tu comprennes:"le FOUET ET LA CORRECTION..." il est bien dit de battre cette "effrontée" avec UN fouet, quel beau terme au passage "l'effrontée" ! Tu ne connais rien de ta bible, je suis certaine que tu ne connaissais même pas ce passage. Mais Oui vous êtes des chrétiens de tradition maintenant, c'est ça? Pauvre de toi t'es Plus chrétienne, tu crois même plus en DIEU puisque tu n'appliques plus sa parole(La foi ET La pratique ne sont pas dissociables, parole de Jésus). "Ce n'est pas la religion qui domine..." T'es soumise à la loi des hommes au lieu d'être soumise à la loi divine, c'est ça? Mdr si Jésus était La Il te critiquerait comme Il critiquait les juifs qui suivaient leurs TRADITIONS au lieu de suivre la loi DE DIEU, Tu fais exactement ce que les juifs ont fait à l'époque de Jésus! Quand des propos de La bible te dérange tu préfères la renier, mais Il nya que Les hypocrites qui agissent ainsi! A Demain pauvre égaré, J'ose espérer que TOUS les chrétiens ne renient pas La bible comme toi tu le fais. Ps: une femme meurt toutes les deux minutes sous les coups de Son mari en France, MERCI la tradition biblique et athée.

Sonjabaila :
Peace love Je vous rappelle qu'islam veut dire soumis, vous êtes une soumise, osez dire le contraire.! Les femmes occidentales ne sont pas des soumises, vous n'avez rien sous la main pour vous défendre et c'est pourquoi vous vous référez à des textes de la Bible qui ne correspondent plus à la vie que nous menons actuellement Vous faites pitié Oh oui avec  votre blabla à l'eau de rose sur Aicha , on risque d'avoir la larme à l'œil , excusez moi mais sur Aicha, j'en connais un rayon à ce sujet et j'ai d'autres ahadith à votre disposition Selon Abû Dharr, L'envoyé de Dieu (صلى الله عليه وسلم) aurait dit : « Ce qui peut annuler la prière de quelqu'un c'est l'interposition entre la personne et la Qibla de l'âne, d'une femme ou d'un chien noir ». Informée de ce hadith, Aicha rétorqua ulcérée,par cette comparaison :« Voilà que maintenant vous nous comparez,à des bêtes de somme ! Vous comparez à des animaux comme le chien ou l'âne ! ! Je jure par Dieu Tout Puissant que plusieurs fois dans sa vie le messager de Dieu ( صلى الله عليه وسلم) faisait sa prière alors que j'étais allongée entre lui et la Qibla ou bien des fois mes jambes étaient devant lui et il me faisait un léger signe pour lui laisser un espace pour la prosternation » Au moins Aicha, femme intelligente, avait le réflexe de se défendre, mais vous, vous continuez à  lécher les pieds de Mohammed, qui vous place entre le chien noir et l'âne,......

Peace Love :
+Sonjabaila Bien sûr que NOUS sommes soumises à DIEU Comme le sont les hommes ET on en est fiers, on ne renie pas notre livre NOUS au moins, pas comme toi. "La femme Occidentale" Nan La femme occidentale est devenue un objet sexuel pour l'homme, pas un jour sans qu'on voit une femme à poil à la télé. Mdr quel Exemple! Jacqueline sauvage est UN véritable exemple de ce qu'est la vraie femme occidentale: une femme battue et ses enfants violés par son mari. "Vous NOUS comparez..." justement Aïcha avait entendu des hommes dire ça, Elle Les a contredit en disant qu'elle le faisait sans que le prophète ne lui reproche quoique ce soit, en somme le PROPHÈTE n'a jamais tenu de tels propos ET Aïcha qui connaît le mieux le PROPHÈTE est bien placée pour le défendre. Idiote. Sinon tu te fais passer pour une chrétienne alors que t'as plus rien de Chrétien, t'es une athée qui s'ignore, Jésus aurait honte de toi pour avoir renié la parole de DIEU. Mais c'est très bien comme ça, soyez soumis au hommes qui veulent libérer la femme(La dénuder quoi) NOUS NOUS choisissons la soumission à DIEU. Demain Tu verras à quel point la loi du DIEU que t'a reniée est injuste envers la femme. 

Sonjabaila :
Peace Love, il est clair que vous n'avez strictement rien compris au Nouveau Testament, vous êtes au ras des pâquerettes;; Jésus ne pouvait pas dire qui il était  car il  est une partie de Dieu, Le Fils du Père,  venu sur la terre pour prendre chair de la Vierge Marie et se faire Homme, c'est pourquoi il a été appelé le Fils de l'Homme lorsqu'il était sur la terre c'est dans la chair de l'Homme qu'il devait remplir la mission que lui avait confié le Père, vivre la Passion jusqu'à la mort avant d'être ressuscité  Si il avait dit qui il était , son action aurait été compromise 8:28 Jésus donc leur dit: Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m'a enseigné. Jésus est entièrement Dieu et entièrement Homme. C’est le mystère de l’Incarnation, "Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire." 1, 14:*

Peace Love Apprenez à comprendre le  français hypocrite,  je n'ai pas dit que  la parole de la Bible est obsolète, j'ai dit que  c'est le fait de CITER L ANCIEN TESTAMENT qui est obsolète   car le texte de référence des Chrétiens est LE NOUVEAU TESTAMENT il en est LA SUITE car le texte de référence des Chrétiens est LE NOUVEAU TESTAMENT il en est LA SUITE car le texte de référence des Chrétiens est LE NOUVEAU TESTAMENT il en est LA SUITE Je vous le répète 3 fois car il faut bien le temps que cela vous monte au cerveau, vous n'allez pas j'espère oser  contredire Mohammed ? Hadith Sahih Bukhari Vol. 3:826)Muhammad interrogea quelques femmes : « Le témoignage d'une femme ne vaut-il pas la moitié de celui d'un homme ? » Elles répondirent :« Oui ». Il leur dit : « C'est en raison de la déficience intellectuelle de la femme. » Hadith Sahih Bukhari Vol. 2:541S'adressant à d'autres femmes, il leur dit:« Je n'ai vu personne aussi dépourvu que vous d'intelligence et de religion

¨Peace Love vous aimeriez bien que je me fasse battre par mon mari et mon père mais non, cela ,n'arrivera jamais car c'est interdit chez nous, c'est vous qui allez être tabassée à coups de trique par votre 1/4 de mari, rappelez vous bien de cela et aimez votre islam qui  vous veut tant de bien ahahahaha

Peace love Vous oubliez la grande différence entre la religion chrétienne et votre secte,  c'est que Mohammed qui a pénétré une fillette de 9 ans est votre modèle, le beau modèle de l'islam, alors que le modèle des Chrétiens est le Christ et non  pas Saint Augustin, petite cervelle..

L'esclavage sexuel dans le coran (4.38 / K) Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises, elles conservent soigneusement pendant l'absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conserver intact. [...] 33.50 / K) Il ne t'est pas permis de prendre d'autres femmes que celles que tu as, ni de les échanger contre d'autres, quand même leur beauté te charmerait, à l'exception des esclaves que peut acquérir ta droite. Dieu voit tout. ->ou variante
(33.52 / U) Il ne t'est plus permis désormais de prendre [d'autres] femmes. ni de changer d'épouses, même si leur beauté te plaît; - à l'exception des esclaves que tu possèdes. Et Allah observe toute chose. (4.3 / K) Si vous craignez d'être injustes envers les orphelins, n'épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmi celles qui vous auront plu. Si vous craignez encore d'être injustes, n'en épousez qu'une seule ou une esclave. [...] ->ou variante (4.3 / I) Si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, il vous est permis de vous marier, à deux, trois ou quatre femmes ! Si vous craignez de manquer d'impartialité envers elles, prenez une seule femme, ou les captives que votre droite maîtrise. C'est plus sûr, pour ne pas être inique [...]

To all the women in America, Canada, the west and all non-muslim counries .
Your fight for equality was a long and hard battle. A battle won that can still be lost. The acceptance of Islam in America will lead to the loss of women's equality in America and around the world.


The doctrines and tenets of islam has bred a culture of misogyny in all islamic countries where women are considered 2nd class citizens and sometimes even as lifestock or subhumans. 


The prophet of islam said : "I have seen hell and the majority of its inhabitants are women". He also said, women are deficient in intelligence !". The famous islamic scholar alTabari wrote - "women have nothing of their own in this world, therefore treat them well for they are like the beasts in the wild.


In muslim majority muslim countries, women do not have an identity of their own. They are always known as Umm Khaleed (Khaleed's mom), or Umm Salim (Salim's mother )... it is always in reference to a male figure. When they are children they belong to their father, when they are married they are properties of their husbands, when they are old they are the ward of their sons or male relatives. Their sole purpose is to be a biological incubator to make more Mohammad clones ...this is the tragedy of women in Islam !


Foolish and uninformed or clueless politicians who aid and abett the importation of millions of 'refugees' steeped in the culture and ethos of islam which are 'women-hating' will eventually endanger the lives of their native women and girls. Therefore hold your politicians responsible for any misfortune that befalls you,  should the sexual predators of islam invade your country in due time. Do not say you have not been forwarned...look at what is happening all over Europe. A devout muslim is a soldier of Allah, and shariah and islam confers him the right to take war booties, that includes your women and girls (and boys too).


A devout muslim is obliged to observe shariah laws, they will not obey your man made laws, that is why muslim immigrants are invaders, not regular immigrants ........ it is an obligation of all Muslims to impose sharia law as the political and legal system of the state. 


The call for it to govern only Muslims is just a first step.

Sharia law includes:

- Polygamy, with up to four wives and an unlimited number of concubines;
- Child marriage, as Mohammed (the 'perfect example' of mankind) married a 6 year old;
- Slavery, as agreed by all four schools of Sunni jurisprudence;
- Killing of those who leave Islam, adulterers, blasphemers, critics of Islam and homosexuals;
- Women and non-Muslims being second-class citizens and men can legally beat their wives;
- Parents going unpunished if they kill their children, making 'honour killing' legal;
- Punishments such as beheading, whipping, stoning, cutting off hands and throwing off buildings;
- The imposition of a humiliating tax on all non-Muslims to support the Islamic ruling class; and
- enforcement of Sharia being a right of each Muslim, encouraging vigilante street 'justice'.



TO ALL WOMEN - MUST WATCH - What is TAHARRUSH ? (viol collectif par des gangs)

   






Par Eugénie Bastié  Publié le 16/06/2017 à 14:08



FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - À l'occasion de la sortie du dernier numéro de Causeur, Elisabeth Lévy revient sur les tensions entre la cause féministe et la cause multiculturaliste. Cologne, La Chapelle Pajol, Sarah Halimi, elle aborde sans tabous les derniers sursauts du choc des civilisations.



Élisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. Son dernier numéro consacre un dossier aux frictions entre le multiculturalisme et le féminisme.

FIGAROVOX. - L'affaire de Cologne a exposé au grand jour l'antagonisme fondamental entre la cause des femmes et la cause antiraciste multiculturaliste. On a retrouvé le même problème lors de l'affaire de Sevran, et dernièrement à La Chapelle-Pajol. Comment expliquez-vous le déni profond qui habite une partie de la gauche féministe?
Pour l'antiracisme : il faut exalter les différences culturelles mais, dès qu'elles posent problème, il ne faut pas les voir.
Elisabeth Lévy. - Une partie de la gauche tout court! Et même, je le crains, la plus grande partie, qui préférera toujours avoir tort avec Edwy Plenel que raison avec Zemmour! Sans ce déni, c'est toute la vision du monde de cette gauche qui s'effondrerait - si on peut qualifier de vision le bouillon d'eau tiède dans lequel flottent des poncifs cuisinés à la mode binaire, les gentils et les méchants, les exploités et les exploiteurs, les harcelés et les harceleurs, les ouverts et les fermés. Pour cette gauche Terra nova, et notamment pour sa pointe avancée féministe, les immigrés musulmans cochent toutes les bonnes cases, celles des victimes. Mais dans la vraie vie, le vivre-ensemble ressemble plus souvent au choc des civilisations qu'à une affiche Benetton. Or, dès que les différences culturelles se manifestent sur un mode qui n'est ni positif, ni enrichissant mais plutôt conflictuel et déprimant, c'est-à-dire assez fréquemment pour rester poli, la machine à dénégation se met en marche. Dans un premier temps, on nous raconte qu'on n'a pas vu ce qu'on a vu et qu'il suffit d'aller se promener à La Chapelle-Pajol pour savoir qu'il y a des femmes partout et que ceux qui disent le contraire sont de méchants racistes. Puis, s'il est impossible de nier ce qui se passe - par exemple dans le cas des agressions sexuelles de Cologne, le 31 décembre 2015, ou après les attentats, de bons esprits s'efforcent de nous convaincre que ces actes inqualifiables sont le fruit de la pauvreté, donc un peu de nos manquements collectifs. «Les terroristes prospèrent sur la misère», a tweeté le président Macron après l‘attentat de Manchester. Quelques jours plus tard, un doctorant algérien - ancien journaliste de surcroît - s'en prenait à un soldat sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Il faudrait comprendre, tout de même, pourquoi il est à ce point vital pour certains de nier que les origines culturelles influencent les comportements sociaux. C'est d'autant plus curieux qu'en même temps l'antiracisme d'aujourd'hui est obsédé par les origines. D'où la double injonction dans laquelle il est englué: il faut exalter les différences culturelles mais, dès qu'elles posent problème, il ne faut pas les voir. C'est que dans le fond, cet antiracisme de dames patronnesses ne parvient pas à voir les immigrés musulmans et leurs descendants autrement que comme des objets d'une histoire dont les vrais maîtres, éternellement coupables, seraient les vieux mâles blancs qui nous oppriment.

Dans le climat actuel de l'état de grâce, on dirait que ce discours, hier en vogue, n'est plus audible...Ne craignez-vous pas d'être à côté de la plaque?

Nous avons tous les mois peur d'être à côté de la plaque! On verra l'accueil réservé à nos inquiétudes. Cela dit, oui, il y a un curieux mélange d'euphorie, de résignation et d'attentisme, et aussi une forme de volontarisme dans l'optimisme, comme si beaucoup de gens ne voulaient pas entendre parler de ce qui va mal. Pour autant, les raisons des inquiétudes françaises que les sociologues de gauche appellent avec mépris des «paniques identitaires» n'ont pas disparu. On aimerait que le président de la République, qui professe un certain désintérêt pour ces sujets, parce qu'il estime que ces fractures sont solubles dans la croissance, prenne la mesure de la gravité de la situation. Et que Marlène Schiappa, notre impayable ministre de l'Égalité, déploie autant d'énergie pour permettre aux femmes de s'habiller comme elles veulent dans les rues de Paris que pour permettre aux Femen de montrer leurs seins à Notre Dame.
Vous citez longuement Theresa May et sa critique du multiculturalisme britannique. Mais la France n'est pas une nation multiculturelle…
C'est vrai, ou en tout cas, c'était vrai. La machine à fabriquer des Français a longtemps carburé à l'assimilation. La France était le pays où on pouvait échapper aux déterminismes de la naissance, pas celui où on vous enkystait dedans. Malheureusement, on dirait que nous y avons renoncé. Résultat, nous assistons à la progression d'un multiculturalisme rampant, étranger à notre histoire et qui n'a jamais fait l'objet d'une délibération démocratique. Bien sûr, il faut rappeler que le multiculturalisme n'est pas la coexistence au sien d'une même nation de populations venues de cultures différentes - ça c'est la réalité au moins en Europe et en Amérique -, mais la concurrence de plusieurs normes anthropologiques, culturelles, sociales et donc civiques. Pour reprendre une distinction très contestable - et contestée - du candidat Emmanuel Macron -, nous assistons depuis des années, à la progression en France, d'une culture qui n'est pas française, culture qui, au-delà même de la place qu'elle fait aux femmes, entend soumettre la raison à la foi.
Vous mettez en une l'affaire «Sarah Halimi» et celle de La Chapelle Pajol, avec le sous-titre «le déni, ça suffit». Certes, dans les deux cas, une forme d'aveuglement a été à l'œuvre. Mais peut-on vraiment mettre une affaire de harcèlement de rue et une de meurtre sur le même plan? De plus il semble que Sarah Halimi ait été visée en tant que juive et non en tant que femme …
Sur ce dernier point, vous avez sans doute raison, mais son agresseur ne s'en est pas pris à un homme. Par ailleurs, il n'y a évidemment pas équivalence entre le harcèlement de rue et un crime (dont l'auteur sera peut-être déclaré irresponsable, ce qui n'exclut pas qu'il soit antisémite vu qu'il traitait régulièrement la victime de sale juive ), mais il n'y a pas non plus aucun rapport. Le meurtre de Sarah Halimi est une manifestation paroxystique du choc des cultures, mais contrairement à ce que croient les sociologues et les journalistes-de-gauche (espèce qui survit mieux que la gauche elle-même sans doute grâce à son sens inné du troupeau), celui-ci pourrit l'existence de quartiers de plus en plus nombreux de nos villes. Le multiculturalisme au quotidien, ce n'est pas toujours Sarah Halimi, ni Manchester ou Londres. Mais c'est souvent La Chapelle-Pajol.
Le silence a tué Sarah Halimi une deuxième fois. Il n'est plus une option.
Par ailleurs, dans tous ces cas et bien d'autres, ce qui est encore plus désespérant que le réel (qui l'est déjà passablement), ce qui met de surcroît dans une colère noire, c'est la résistance frénétique que lui oppose une grande partie du monde politique et médiatique. Sarah Halimi a été tuée, en plein Paris, moins de trois semaines avant les élections présidentielles. Si son agresseur avait été un skinhead, la France aurait défilé en proclamant «Je suis Sarah». Et là, silence radio. Il ne fallait pas faire le jeu du Front national. Il ne fallait pas gâcher la fête électorale. Dans le cas du harcèlement de rue, on vous expliquera, comme Rachida Brakni au micro de Charline Vanhoenacker sur France Inter, que «le harcèlement, ça commence à l'Assemblée nationale quand on siffle Duflot dans sa robe à fleurs». Que l'on ait du mal à trouver les mots justes et les concepts précis pour définir ce qui défie notre cohésion doit certainement inciter à la prudence. Pas réduire au silence. Le silence a tué Sarah Halimi une deuxième fois. Il n'est plus une option.
Derrière ce pudique «multiculturalisme» vous visez en réalité ce que vous appelez «un ordre islamo-délinquant». Ne mélangez-vous pas deux causes très différentes. Faut-il vraiment voir dans l'islam la source de ce patriarcat d'importation? N'est-ce pas plutôt le signe du «machisme antique des Méditerranéens»?
Le multiculturalisme, c'est la matrice, «l'ordre islamo-délinquant», le résultat particulier, l'expression concrète, par exemple dans le cas de La Chapelle-Pajol où la rue est tenue par des dealers qui crachent par terre et invoquent le Prophète. Peut-être ne sont-ils pas de bons musulmans, ils n'en sont pas moins au carrefour de la culture racaille et d'une certaine bigoterie. Je vous concède que, par ailleurs, il y a aussi un islamisme honnête et des voyous laïques - qui n'en posent pas moins divers problèmes. Quant à savoir ce qui tient à la foi proprement dite, aux structures familiales ou au «machisme méditerranéen», je suis bien incapable de vous répondre: je constate simplement que le monde musulman non-arabe n'est pas épargné par «la maladie de l'islam» diagnostiquée par feu Abdelwahab Meddeb.
Vous avez déjà consacré plusieurs numéros de Causeur à la critique du féminisme. Seriez-vous devenue brusquement une ardente féministe? Plus sérieusement, ne sous-estimez-vous pas d'autres formes d'oppression des femmes ( la prostitution, la pornographie, les écarts de salaire) pour vous consacrer à une seule, l'oppression culturelle?
Féministe, moi, mesurez vos propos! Avez-vous vu le mot «féminisme» sur ma couverture, ou en titre d'un article? Le sujet sur lequel nous voulons alerter aujourd'hui, c'est la faillite du modèle multiculturaliste. Nous avons choisi les femmes comme angle d'attaque, d'abord, parce que cela nous a permis de rendre un hommage à Truffaut (et à Charles Denner), mais aussi, plus sérieusement, parce qu'elles sont concrètement en première ligne dans le choc des civilisations à bas bruit qui met notre capacité de vivre ensemble à rude épreuve. Certes, la progression de cet islam fondamentaliste et impérialiste menace nos libertés à tous, à commencer par celles du «musulman du coin de la rue». Mais ce que nos ennemis détestent le plus chez nous, dans ce «nous» auquel beaucoup appartiennent pourtant, c'est la liberté des femmes. Et nous devrions la défendre comme un trésor et comme un étendard. Par ailleurs, vous me demandez si je n'oublie pas «d'autres formes d'oppression», avec une drôle d'énumération - prostitution, pornographie, écarts de salaire). Et vous oubliez le partage des tâches ménagères, pardon j'oublie parfois qu'on ne rigole pas avec ces sujets. Bien sûr, le sort des femmes n'est pas parfait dans notre pays, de même que celui des nourrissons, des vieux et des cyclistes. Mais l'égalité des sexes et la visibilité des femmes y sont devenues la norme. Elles doivent le rester. Tout le défi auquel nous sommes confrontés est de persuader les derniers arrivés d'intérioriser cette norme ou, au minimum, de la respecter.
Vous avez réalisé une remarquable interview de l'intellectuelle tunisienne Hélé Beji. Dans son livre «Islam Pride», elle explique bien comment les femmes tunisiennes, malgré la libération initiée par Bourguiba, se tournent aujourd'hui vers le voile, et ce, au nom des libertés individuelles. Voir dans le voile un simple symbole de soumission des femmes, n'est-ce pas manquer sa dimension moderne, individualiste? Pour le dire autrement: les femmes ne sont-elles pas plus complices que victimes de l'islam radical?
D'abord, même si elles sont une minorité, nous avons d'abord un devoir vis-à-vis de toutes celles qui n'ont pas le choix et qui aimeraient l'avoir, celles qu'on voyait parfois (avant Vigipirate) entrer dans les toilettes des trains de banlieue pour se pomponner ou se dissimuler (selon le sens du trajet), celles qui se voilent pour ne pas être traitées de putes. Cependant, vous avez raison, une grande partie des femmes qui portent le hijab le font par choix individuel, parfois contre leur famille. On a le droit de penser qu'elles sont aliénées, pas de dicter à quiconque les conditions de sa liberté - ou alors on interdit à une femme de se prostituer librement et je suis pour ma part opposée à cette interdiction. Voilà pourquoi je ne critique pas le voile au nom de la liberté des femmes, mais plutôt du point de vue du problème qu'il pose à la collectivité. Pour commencer, il est une proclamation de séparatisme sexuel: porter le voile c'est adresser à tous les hommes non musulmans un message ostentatoire d'interdit. Certes, on ne va pas empêcher l'endogamie qui n'est pas, tant s'en faut, une spécialité musulmane. On n'est pas obligé de la proclamer à la face du monde. Ensuite, dans de nombreux cas, le voile n'est pas seulement l'expression d'une croyance mais une affirmation identitaire, souvent ressentie comme hostile, surtout quand il va avec tous les autres colifichets destinés à protéger la «bonne musulmane» du regard de ses concitoyens mais aussi de tout contact physique avec eux (gants, longue robe…). Et nous allons certainement avoir le droit à une nouvelle offensive, très organisée, de burkinis sur nos plages. Je vous concède d'ailleurs que la riposte n'est pas simple. On ne peut pas tout interdire, mais en même temps, ceux qui mènent ces campagnes testent notre capacité à résister collectivement. Rien ne serait pire que de leur adresser un message de soumission.
«Si nous modernes, nous négligeons la tradition, nous l'abandonnons aux fanatiques» dit Hélé Beji dans votre entretien. La critique du séparatisme islamiste qui voudrait reléguer les femmes ne doit-elle pas s'accompagner d'une remise en cause de nos propres sociétés libérales, qui ont brouillé les rapports entre les sexes?
Sous peine de voir les foyers de tension se multiplier, la tradition, qu'elle soit importée ou de souche, ne peut dicter durablement sa loi à une partie de la nation.
D'abord, les rapports entre les sexes sont, par définition, brouillés, instables, mensongers, bref, délicieusement tordus, et c'est à ce scandale que voudraient mettre fin les nouvelles féministes comme les islamistes, tous se caractérisant par l'affriolante conjonction d'ardeurs normatives et de pulsions punitives. Passons. Ceci étant, je refuse avec la dernière énergie l'équivalence que vous établissez implicitement entre les risques de la liberté et ceux de l'oppression. Peut-être que l'islam radical est une réponse à ce que ses adeptes appellent notre dépravation, mais nous n'allons pas renoncer à celle-ci en acceptant que la société reprenne la main sur les corps des individus, qu'ils soient hommes ou femmes, et que la pesanteur du groupe dicte des choix, notamment en matière de sexualité, qui relèvent pour nous des individus. Hélé Béji, citant Paul Hazard (auteur de La crise de la conscience européenne), explique que beaucoup de musulmans pensent comme Bossuet dans un pays qui pense comme Voltaire. Le choc des civilisations est un choc de temporalité. Seulement, vous semblez croire que, pour remettre toutes les pendules à l'heure, il faudrait que notre société se ressource moralement. C'est oublier que la grande conquête de la société libérale, née de la nécessité d'en finir avec les guerres de religion, est qu'elle ne prétend plus imposer une morale à tous, mais, plus modestement une règle commune, qui permet de vivre ensemble malgré nos divergences morales, intellectuelles ou religieuses. Si un certain islam échoue à s'acculturer (ou refuse avec détermination de le faire), c'est d'abord en se dérobant à cette exigence fondamentale de pluralisme qui, chez nous, va très loin puisque nous demandons au croyant d'accepter que ses croyances soient moquées. Nul ne vous oblige à penser comme Voltaire, mais vous ne pouvez forcer personne à penser comme Bossuet. Si vous acceptez que votre voisin se fiche du Ramadan, vous finirez par tolérer que votre fille épouse votre voisin…A minima, il doit y avoir une négociation permanente entre la tradition et la modernité. Mais sous peine de voir les foyers de tension se multiplier, la tradition, qu'elle soit importée ou de souche, ne peut dicter durablement sa loi à une partie de la nation.


Viol collectif d'une jeune femme à Colmar: 5 interpellations dont deux mineurs

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Le parquet de Colmar va ouvrir une enquête après le viol d'une jeune femme mercredi dans la nuit devant la gare par trois agresseurs dont deux mineurs qui ont été interpellés ainsi que deux témoins, a annoncé jeudi soir le procureur. Les faits se sont produits jeudi vers 1 heure du matin devant la gare de Colmar. La victime, une jeune majeure, marchait dans Colmar, accompagnée de son petit ami et d'une amie, quand elle a été appréhendée par deux mineurs qui l'ont forcée à une fellation sur un homme de 34 ans, selon les premiers éléments communiqués à l'AFP par le procureur Christian de Rocquigny.
Alertée par les images de vidéo-protection, la police s'est immédiatement rendue sur place, interpellant les trois agresseurs présumés "en flagrance". Ces derniers ont été placés en garde à vue pour viol en réunion. "La violence des deux jeunes a contraint la victime à pratiquer une fellation au plus âgé, sans que les deux autres (son amie et le petit ami de cette dernière) ne réagissent", a indiqué le procureur. Choquée, la victime, qui s'est rendue à l'hôpital après les faits a pu être entendue par la police. Âgés entre 13 et 16 ans, les deux mineurs ont contraint la victime à subir un viol en l'invectivant violemment, a souligné le procureur.
Les deux personnes qui accompagnaient la victime avaient quitté les lieux au moment des faits. Interpellés peu de temps après, elles ont été placées en garde à vue pour "non empêchement de commission d'un crime". Le procureur de Colmar a annoncé que le parquet ouvrira vendredi une information judiciaire pour "viol en réunion". La garde à vue des cinq suspects se poursuivait jeudi soir. "Ces faits graves surviennent alors qu'on observe chaque année une recrudescence des violences à caractère sexuel chez les jeunes", observe M. de Rocquigny qui appelle de ses voeux les candidats à la présidentielle à "se saisir" de cette question de société pour avancer des propositions.

Viol collectif à Victoriaville: Les accusés auraient minimisé leurs actes

Pierre-François Blondeau
PHOTO D'ARCHIVES YANICK POISSONPierre-François Blondeau
VICTORIAVILLE | La version des trois Québécois accusés d’agression sexuelle sur une ado de 15 ans après un rave ne concorde pas avec les rapports d’experts déposés en preuve, selon la Couronne.
Les hommes sont accusés d’agression sexuelle. Les actes auraient eu lieu en 2014 à Victoriaville.
Dans sa trousse médico-légale, la Dre Jacynthe Rousseau parle d’ecchymoses sur le corps, dont les fesses, les seins, la tête et les épaules, ainsi que d’importantes lésions aux parties génitales (vagin et anus).
Analyses biologiques
La biologiste Karine Gibson soutient qu’il y avait du sperme provenant de deux donneurs dans le canal vaginal de la présumée victime.
Or, ni Pierre-François Blondeau, ni Dominic Vézina, ni Jean-Christophe Martin n’ont admis avoir eu une relation anale avec la plaignante. Ils rejettent tout acte de violence, et seul Blondeau soutient avoir eu une éjaculation, mais il raconte qu’elle a eu lieu lors d’une fellation.
«De ce qu’ils soutiennent, il y a eu deux érections molles et une pénétration qui n’a pas duré 10 minutes en deux étapes, s’est indigné le procureur de la Couronne Me Éric Thériault. Il n’y a pas eu de violence non plus, de ce qu’ils avancent, c’était une lune de miel. Ces lésions-là n’apparaissent pas après des fellations et un 20 minutes de pénétration au total.»
Consentement
L’enjeu du procès est de savoir si la plaignante a consenti aux relations sexuelles et si les accusés ont pris les précautions pour connaître l’âge de la victime, puisque l’âge de consentement au Canada est de 16 ans.
Me Thériault s’est interrogé à savoir comment la présumée victime, qui était âgée de 15 ans à l’époque, a pu consentir consciemment à de tels sévices. Il suggère que les six boissons alcoolisées et la métamphétamine consommées en cours de soirée par la plaignante ont pu altérer son état de conscience et son jugement.
«Comment aurait-elle pu consentir à de telles lésions? C’était la première fois qu’elle prenait de la téquila et elle en a pris cinq. C’était aussi la première fois qu’elle prenait des méthamphétamines. La toxicologue est venue dire que ces drogues avaient un effet différent sur chaque personne. Elle n’était visiblement pas elle-même», suggère Éric Thériault.

Viol collectif présumé : «La victime peut ne pas se débattre»


La psychiatre Muriel Salmona, indignée par l'acquittement des accusés d'un viol collectif, juge « inconcevable » le consentement chez une victime de moins de 15 ans. Entretien, avant le procès en appel.

L'indignation allait crescendo depuis le week-end. Jeudi, en décidant de faire appel du verdict d'acquittement des accusés du viol collectif d'une adolescente de 14 ans, le parquet général de Versailles (Yvelines) met fin à une polémique qui se serait à coup sûr amplifiée. En trois jours, 33 000 personnes ont signé la pétition de Muriel Salmona, psychiatre fondatrice de l'association Mémoire traumatique et victimologie, demandant au ministère public de faire appel. Les Femen l'ont relayée et ont publié des photos chocs assimilant ce verdict, rendu le 17 mars par la cour d'assises des mineurs des Hauts-de-Seine, à un «permis de violer».












Après 1 Viol collectif, 7 garçons relaxés ! La justice délivre délibérément un permis de violer ! Le code pénal est un code patriarcal !













Après 1 Viol collectif, 7 garçons relaxés ! La justice delivre délibérément un permis de violer ! Le code pénal est un code patriarcal !



Le procès en question portait sur les faits survenus une nuit de septembre 2011 à Antony (Hauts-de-Seine), quand une adolescente de 14 ans a ouvert la porte à un copain. Sept garçons ont suivi, la soumettant tour à tour à leurs désirs. Selon eux, elle était d'accord et il semble que les jurés l'aient admis. «L'acquittement ne repose pas que sur la question du consentement, s'insurge M e Cécile Miceli, avocate de l'un des accusés. Mais aussi sur les contradictions, les incohérences de la plaignante.»


Pour la psychiatre Muriel Salmona, les incohérences sont «normales». Elle affirme aussi que la question du consentement ne devrait pas se poser.

Comment comprenez-vous l'acquittement général pour viol collectif ?
Muriel Salmona. D'abord, je remarque que, si cette affaire est allée jusqu'à la cour d'assises, c'est qu'il y avait des éléments sérieux puisque seulement 10 % des plaintes pour viol aboutissent à un procès criminel. Je déduis de l'acquittement que, comme dans la plupart des dossiers, les jurés n'ont sans doute pas analysé le fait que la jeune fille ne s'est pas opposée. Il y a une grande méconnaissance des troubles traumatiques alors que l'explication est là. En état de stress aigu, le cerveau déclenche des mécanismes de défense qui anéantissent les émotions. C'est la dissociation. C'est pour cela que les victimes se taisent, se soumettent, ne se débattent pas. Voire obéissent à leurs agresseurs. Personne ne trouve rien à redire de ce comportement quand il s'agit de victimes d'attentat qui, sidérées, ne bougent pas non plus et ne livrent pas forcément des récits cohérents, alors que c'est normal. Mais pour les victimes de viol, la dissociation est confondue avec le consentement.

Vous dites le consentement inconcevable dans cette affaire. Pourquoi ?

Comment peut-on imaginer qu'une jeune fille de 14 ans consente à des relations sexuelles avec tout un groupe ? Le nombre d'agresseurs induit la contrainte morale. Et le viol, c'est le fait d'imposer une relation sexuelle notamment par la contrainte, qui n'est pas seulement physique mais peut aussi être morale. En plus, cette jeune fille, dont le père a été condamné pour l'avoir violée, était de facto en grande vulnérabilité. Ce qui rend son consentement encore plus inconcevable.

J'estime que pour les mineurs de 15 ans, donc en dessous de la majorité sexuelle, il ne peut y avoir consentement, et il faudrait l'inscrire dans la loi. Aujourd'hui, la loi n'empêche pas de considérer qu'en enfant de 8 ou 9 ans soit consentant, c'est aberrant.

Quelles conséquences peut avoir un acquittement pour les victimes ?

Je n'ai pas en mémoire un tel précédent. Mais, quand les peines sont légères, certaines ont des tendances suicidaires, je le vois avec beaucoup de mes patientes. L'une d'elles, pour des faits qui ont dix ans, mais qui est toujours menacée par ses agresseurs pour les avoir dénoncés, a décidé d'avoir recours à la chirurgie esthétique pour changer de visage et a lancé une procédure de changement de nom.
  Le Parisien

Justice Taubira : malgré la reconnaissance du viol collectif, relaxe générale à Angoulême

 De Mike Borowski, Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
 . Société
 18 février 2015
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Mike Borowski
Mike Borowski
Rédacteur en Chef de La Gauche M’a Tuer
Je n’aime pas spécialement parler des faits divers, je préfère évoquer des sujets politiques et ainsi confronter des idéologies contre d’autres idéologies. Mais cette fois-ci c’est un peu différent, le fait divers étant lié à la politique et au mode de gouvernance de nos élites mondialisées. La politique ayant malgré tout des répercussions sur la vie des gens, je pense qu’il est nécessaire d’écrire sur le sujet.
Dernièrement un procès s’est tenu contre 5 jeunes hommes ayant violé une jeune fille handicapée et malgré qu’ils aient été reconnus coupables de ce viol collectif, ceux-ci ont été relaxés « car ils n’auraient peut-être pas eu conscience du refus de la victime de se livrer à ces pratiques sexuelles. »
« La relaxe du tribunal est parfaitement injustifiée alors que les auteurs des viols ont reconnu leurs actes et que les faits étaient suffisamment caractérisés pour placer le protagoniste du dossier en détention provisoire une année durant. Pour que la victime pratique des fellations, ils l’ont fait boire. Ce mardi 24 juin, la justice française a prouvé qu’elle reste au service du patriarcat : elle a offert un permis de violer à chaque agresseur. »
Voici la France que veut nous léguer Mme Taubira, une France aux mains des bandits. Une France où les femmes françaises sont livrées à elles-mêmes. Il faut ainsi rappeler qu’en France nous comptons plus de 75 000 viols par an et seulement 2% des violeurs sont condamnés à une peine de prison.
L’Etat a abandonné le régalien de la sécurité des français pour le laisser aux voyous. Ceux-ci ont les mains libres pour pratiquer leurs forfaits sur les plus faibles. Cette nouvelle décision en faveur de ceux qui amènent le chaos et la désolation le prouve.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1219564-viol-collectif-relaxe-generale-a-angouleme-madame-taubira-ce-jugement-est-insoutenable.html



http://www.lemonde.fr/les-nouveaux-arrivants/article/2017/06/20/l-afghane-elue-femme-d-affaires-de-l-annee-2015-survit-en-angleterre-avec-5-70-euros-par-jour_5148145_5084811.html
Samira Kitman se rêvait en version féminine et afghane de Bill Gates. Après avoir dû fuir les talibans, elle vit au Royaume-Uni, en sursis.

LE MONDE | 20.06.2017 à 15h58 • Mis à jour le 20.06.2017 à 16h00 |
Par Helen Pidd (The Guardian)
Samira Kitman. en juin 2017.
Elle avait été élue « femme d’affaires de l’année » 2015 en Afghanistan, avait reçu les éloges du prince Charles et avait vu son travail exposé à Londres au Victoria & Albert Museum et à la Smithsonian Institution de Washington. Un chapitre d’un livre écrit par l’épouse d’un ancien président américain sur les Afghanes lui est consacré, et elle a dit un jour son ambition de devenir « le Bill Gates afghan, en femme ».

Aujourd’hui pourtant, Samira Kitman vit dans une colocation à Lancaster, dans le nord-est de l’Angleterre, avec cinq livres par jour, sans permis de travail, loin de sa famille, à attendre désespérément que le Home Office, le ministère britannique de l’intérieur, lui accorde le statut de réfugiée et le droit de démarrer une nouvelle vie au Royaume-Uni.

A la solde des talibans

Cette jeune femme de 32 ans a fui l’Afghanistan en janvier 2016 et a déposé, le mois suivant, une demande d’asile, invoquant des craintes pour sa vie si elle devait retourner chez elle à Kaboul. Mais sa demande a été déboutée en première instance, et Samira Kitman attend désormais le résultat de son recours, attendu la semaine prochaine.

La jeune femme a déclaré aux services de l’immigration avoir reçu des menaces par courrier, par téléphone et par mail de la part d’inconnus dont elle pense qu’ils étaient à la solde des talibans, et qui ont même tenté de l’enlever. Ils lui reprochaient ses activités professionnelles, raconte-t-elle, parmi lesquelles une usine de production de chips dont elle est la propriétaire, et la Maftah-e-Hunar, sa fondation pour les arts qui forme des jeunes femmes défavorisées afin qu’elles vivent de leur pratique artistique.

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Ses persécuteurs voyaient d’un mauvais œil, aussi, la médiatisation internationale grandissante de Samira Kitman, et ses voyages en Allemagne, à Dubaï, en Inde, au Tadjikistan et au Pakistan. Elle s’était même rendue aux Etats-Unis où, en tant que représentante des chefs d’entreprises afghans, elle avait rencontré John Kerry, alors ministre des affaires étrangères. Cette jeune femme active a aussi eu les honneurs de We are afghan women, un livre écrit par l’ancienne première dame américaine Laura Bush et paru en 2016.

Lorsque Samira Kitman a quitté son pays, sa fondation avait déjà formé 90 jeunes filles à l’art de la calligraphie et de la miniature. En 2014, elle a pris en charge l’une des plus grosses commandes privées jamais remportée par des artisans afghans, la création de miniatures peintes, de céramiques et de boiseries pour l’Anjum, un nouvel hôtel cinq étoiles de La Mecque, en Arabie saoudite.

Victime de persécutions

A Kaboul, où elle vivait dans une grande maison, Samira Kitman menait une existence privilégiée et voyageait régulièrement à l’étranger pour faire connaître son travail artistique. Devenir une demandeuse d’asile en Grande-Bretagne a été rude pour la jeune femme. « J’ai du mal à me faire à l’existence que je mène aujourd’hui, après la belle vie que j’avais auprès de ma famille, chez moi », a-t-elle déclaré à son interlocuteur lors du dépôt de sa demande d’asile.

A Kaboul, l’argent n’a jamais manqué. Aujourd’hui, entre manger et s’acheter un ticket de bus pour se rendre à un rendez-vous à Lancaster ou ailleurs, elle doit choisir. Lorsque nous la rencontrons, elle a dépensé la veille 11 livres (12,50 euros) pour rentrer en bus low cost de Londres, où elle est allée rencontrer son avocat spécialisé en droit des étrangers.

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Jamais Samira Kitman n’aurait quitté son pays et la qualité de vie qu’elle y avait si elle n’avait été victime de persécutions et craint d’être tuée, insiste-t-elle. « C’est la question que je pose au Home Office : pourquoi, alors qu’en Afghanistan j’étais riche, que j’y menais une vie agréable tout en pouvant voyager dans le monde entier, aurais-je renoncé à tout cela pour devoir cohabiter avec des inconnus et vivre avec 5 livres par jour ? J’ai tout perdu. Mon rêve, ça n’a jamais été ça ! »

Pourtant, sa demande d’asile a été rejetée par le Home Office en août 2016, et l’entrepreneuse afghane attend l’examen de son recours. Les services de l’asile ont estimé qu’elle ne pouvait prétendre à la protection de l’Etat britannique dans la mesure où elle n’avait pas apporté la preuve d’une « crainte fondée de persécutions ».

« Une condamnation à mort »

« Vous n’avez pas démontré qu’il existe des motifs sérieux de croire que vous serez menacée dans votre intégrité physique à votre retour », assène la lettre de rejet. « Si le Home Office me renvoie chez moi, c’est une condamnation à mort, ni plus ni moins », lâchait alors la jeune femme. Quelques jours avant l’examen de son recours, Samira Kitman verra sa demande d’asile finalement acceptée.

Elle est arrivée en Grande-Bretagne avec un visa en bonne et due forme, après un premier séjour dans le pays. C’était en octobre 2015 : elle avait été invitée à un événement organisé au Victoria and Albert Museum, où son travail de calligraphie était exposé. Le prince Charles y était apparu, en visioconférence, pour faire l’éloge de cet « authentique artisan » – il avait fait sa connaissance quelques années plus tôt lors d’une visite de la Turquoise Mountain Foundation – une organisation philanthropique que le prince héritier dirige – où elle apprenait l’art de la calligraphie.

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C’est en 2015 également, lors d’une manifestation organisée à l’occasion de la Journée internationale de la femme par la faculté féminine de l’American University en Afghanistan, que Samira Kitman avait été nommée « femme d’affaires de l’année ».

Mais avec cette réussite internationale est arrivée, aussi, une médiatisation qui a attiré sur elle l’attention d’individus malveillants. Après une altercation avec un soldat devant l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul, la jeune femme a commencé à recevoir des menaces. C’est une tentative d’enlèvement qui la décidera à quitter son pays. « Les Afghans ne sont pas prêts à voir une femme faire des affaires et travailler avec des étrangers », résume-t-elle.

Elle n’a qu’une hâte aujourd’hui : commencer sa nouvelle vie en Grande-Bretagne et oublier la peur. Il est frustrant de ne pas pouvoir travailler tant qu’elle est demandeuse d’asile, et elle se dit impatiente d’obtenir le statut de réfugiée pour chercher un emploi. « Je ne veux pas vivre aux crochets de l’Etat britannique », assure-t-elle. Si elle finance son recours grâce à l’aide juridictionnelle, elle insiste : « Je suis gênée que mon avocat soit payé par les autorités. »

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Une vie normale, Samira Kitman en rêve : apprendre à nager, passer son permis de conduire, deux choses inaccessibles aux femmes en Afghanistan. Elle espère faire un doctorat et fonder une école d’art à Lancaster. « Je veux être indépendante, travailler, apprendre l’anglais et gagner ma vie. Je n’aime pas dépendre des autres. Je n’aime pas devoir vivre de la charité. »

Traduction : Julie Marcot. Ce texte est d’abord paru dans The Guardian, partenaire du Monde dans le projet The New Arrivals, financé par l’European Journalism Centre, avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.

Ces enfants mariés de force

Elles ont l’âge de jouer à la poupée mais se retrouvent prisonnières d’hommes dont elles deviennent la propriété. Une exposition bouleversante au sommet de la grande arche.
Sur les clichés, elles ont le regard fuyant, triste, vide ou embué de larmes… Quand elles posent auprès de ces époux qu’elles n’ont pas choisis, jamais elles ne sourient. Tehani, elle, se cachait dès que Majed, son mari, approchait. Pas pour jouer, non… mais pour échapper aux assauts de cet homme de 25 ans alors qu’elle n’en avait que 6. « Pendant l’amour, je pleurais et je le suppliais d’arrêter, mais il ne m’écoutait pas, a-t-elle raconté. Il mettait ses mains sur ma bouche… Et je ne faisais que pleurer. » Tehani est yéménite, originaire de la région montagneuse de Hajjah. Dans son pays, presque la moitié des femmes ont été mariées alors qu’elles n’étaient que des enfants. La photographe Stephanie Sinclair a décidé de se consacrer à leur cause depuis ce jour de 2003 quand, en Afghanistan, elle découvre, dans un service hospitalier pour grands brûlés, les corps meurtris de femmes qui se sont immolées par le feu. Toutes ont tenté d’échapper à une union forcée qui avait fait de leur vie un calvaire. Parmi elles, se trouvait une fillette.
Le mariage, défini comme l’union de deux adultes consentants, n’a pas cours là où elles vivent. Même si Stephanie Sinclair a déjà couvert de nombreux conflits, l’image de ces mortes vivantes lui revient comme une obsession. « Je ne me serais jamais impliquée autant si je n’avais pas été confrontée d’emblée à cette question de manière si violente. » A quoi le quotidien de ces jeunes filles pouvait-il bien ressembler pour qu’elles choisissent d’en finir de la pire des façons ? En sondant cette question, la photographe découvre les ramifications personnelles, sociales, médicales, politiques posées par cette problématique. Elle en a documenté tous les aspects ou presque. Certaines fillettes sont données par leurs parents pour réparer un affront ou honorer une dette, vendues, sacrifiées à la survie du reste de la famille. La mère de Ghulam, elle, a marié sa fille de 11 ans à Faiz, 40 ans, pour pouvoir nourrir ses autres enfants. Monnaie d’échange, souffre-douleur corvéable à merci, aux champs comme à la maison, objet sexuel, dans ces sociétés rurales, conservatrices, pauvres et religieuses, la femme-enfant n’a de valeur que patrimoniale, commerciale, laborieuse ou reproductrice. A fortiori en Afghanistan où les questions importantes, mais aussi le plaisir, ne se partagent qu’entre hommes. « C’est là-bas que j’ai vu les cas les plus dramatiques, des fillettes très jeunes mariées à des hommes âgés et où la violence contre les femmes est extrême », explique Stephanie avant de citer l’histoire de ces trois hommes qui, pour l’empêcher de fuir, ont coupé le nez et les oreilles de celle qui était leur sœur. La honte, encore.
La photographe ne pense pas pour autant que « les parents marient leurs enfants pour leur faire du mal ». Il arrive que les mères soient particulièrement dures avec leurs filles pour les rendre plus fortes. Elles savent ce qu’elles auront à supporter mais rares sont celles qui s’y opposent ou se battent pour les laisser étudier. Comme beaucoup de victimes, ces femmes reproduisent ce qu’elles ont vécu elles-mêmes. Comme cette Indienne qui a retiré de l’école sa fille de 7 ans, tout juste mariée mais encore trop petite pour vivre avec son époux à peine plus âgé. Lorsque les mariés sont trop jeunes pour consommer le mariage, deux cérémonies ont lieu à quelques années d’intervalle, l’une pour sceller leur union, l’autre pour la rendre effective. La fillette aurait pu continuer d’aller en classe. Sa mère en a décidé autrement : « Pourquoi nourrir la vache de quelqu’un d’autre ? » « Elle ne voit pas seulement son enfant comme un animal, explique Stephanie, elle se pense aussi comme ça. Elle n’a aucune conscience d’elle-même et, sans éducation, cela ne peut pas changer. » Traitées comme des choses, les fillettes grandissent persuadées qu’elles sont nées pour subir. Il arrive aussi qu’elles soient mariées pour une « cause », comme les malheureuses de Chibok ou d’autres villes et villages du Nigeria dévastés par la secte djihadiste de Boko Haram. Unies selon la charia à des combattants après avoir été enlevées, elles sont là pour enfanter de futurs soldats de Dieu.
Au Bangladesh 29 % des filles sont mariées avant l’âge de 5 ans
« Dans ton pays, à 12 ans, la vie physique commence. Chez nous, elle finit. » Stephanie n’a jamais oublié les mots de cette Yéménite. Dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et de la péninsule arabique, l’excision est encore trop souvent une condition au mariage. Chaque année, affirme l’Unicef, 3 millions de filles, la plupart de moins de 15 ans, subissent ces ablations partielles ou totales de leurs parties génitales, dont le clitoris. Une pratique censée réduire la libido et garantir la virginité, la fidélité prénuptiale. Dans plus de trente pays, au moins 200 millions de fillettes et de femmes ont déjà été victimes de ce type de mutilations, pratiquées sans anesthésie ni aucune précaution d’hygiène. Cela concerne la moitié des enfants de 12 ans en Indonésie. Autant de plaies physiques et mentales qui ne cicatrisent jamais. Une fois mariées, leur corps ne leur appartient plus. Stephanie évoque ce policier sierra-léonais et son épouse sur le point d’accoucher, photographiés il y a un an. Lorsqu’elle est seule, la femme parle ouvertement, mais devant son mari elle se ferme. Lorsque Stephanie lui demande combien d’enfants elle souhaitait élever, l’homme coupe court : « Ce n’est pas à elle de décider, elle n’a pas à avoir d’avis là-dessus. » Souvent trop jeunes pour porter des enfants, à peine pubères, plus vulnérables aux infections sexuellement transmissibles, beaucoup de ces jeunes filles ne se remettront pas des séquelles de la grossesse ou de l’accouchement qui peut provoquer des fistules, une forme grave d’incontinence. « Une fois qu’elles ont ce genre de dommages physiques, elles sont finies », explique Stephanie.
De nombreux pays comme l’Inde, le Népal ou encore le Bangladesh – où 29 % des filles sont mariées avant l’âge de 5 ans – ont pris des mesures légales pour interdire ces mariages précoces. Mais la pauvreté, la tradition, la pression sociale et la corruption sont plus fortes que la peur des autorités. « Cela se passe parfois même au sein des forces de police, raconte Stephanie. Je l’ai constaté dans beaucoup d’endroits. » Au détriment de la légalité, le droit coutumier continue de s’appliquer. Et les petites filles sont souvent arrachées au sommeil pour être mariées dans la nuit, lors d’unions célébrées en catimini.
L’éducation des filles, mais aussi des garçons, est le seul remède à cette barbarie
Les pays occidentaux ne sont pas épargnés. En Europe de l’Est, 11 % des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Selon le Pew Research Center, aux Etats-Unis, 57 800 jeunes de 15 à 17 ans se sont unis en 2014. Si ces mariages sont techniquement plus difficiles que les autres, ils bénéficient d’un vide juridique que de nombreux Etats se sont engagés à combler : rien ne fixe l’âge légal du mariage au niveau fédéral et, dans plus de trente Etats du pays, les adolescents peuvent se marier s’ils ont l’autorisation de leurs parents ou le consentement d’un juge. Stephanie Sinclair a choisi de s’intéresser au cas des mormons. « Une communauté typiquement américaine, polygame, où les abus et mariages d’enfants sont justifiés par des raisons purement religieuses et où les filles tombent enceintes très jeunes ». Le 3 avril 2008, les autorités américaines ont mené un assaut dans un ranch de la secte de Jésus-Christ des saints des derniers jours, une Eglise fondamentaliste mormone du Texas. Plus de 400 enfants et jeunes mariées destinées aux dignitaires polygames du groupe sont évacués. C’est l’une des plus grosses affaires de maltraitance de l’histoire des Etats-Unis. « Mais la différence avec d’autres pays, précise Stephanie, c’est que chez nous les lois sont appliquées et que tous ces gens sont allés en prison. »
L’éducation des filles, mais aussi des garçons, est le seul remède à cette barbarie. L’unique moyen d’inverser ce cercle vicieux « entretenu par l’ignorance et qui n’a rien à voir avec l’amour que l’on ressent pour son enfant ». Niruta a été mariée au Népal, à l’âge de 12 ans, alors qu’elle était déjà enceinte. Son époux de 16 ans vient de perdre sa mère et cette fratrie de garçons a besoin d’une femme à la maison. Après la mort du père, l’époux de Niruta, qui n’est jamais allé à l’école parce que marié trop jeune, ne peut pas défendre son héritage, une maison et une étable, face à un jeune frère plus éduqué. « C’est un brave type, décrit Stephanie, mais eux aussi, du coup, vont se retrouver dans l’obligation de marier leur fille très jeune pour s’en sortir… » Aussi rare que précieuse, il arrive parfois qu’une forme de tendresse finisse par naître entre les deux époux. Certaines femmes tombent sur un homme qui les respecte et les considère. « Question de chance », dit Stephanie qui cite en exemple Destaye. Ethiopienne, elle a épousé à 11 ans le jeune prêtre Addisu, alors qu’elle était encore écolière. Malgré les moqueries des gens du village, il accepte qu’elle continue à étudier. Et confiera à la photographe souhaiter utiliser des contraceptifs mais que, en tant que prêtre, cela lui est interdit. La pression sociale sera la plus forte : Destaye finira par abandonner l’école, avant de devenir mère à 13 ans. n @OliveFlore
Site de l’association fondée par Stephanie Sinclair : tooyoungtowed.org
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Archives (2011 à 2014)

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