11 août 2017

Rayhana, Le Prix de la Liberté (2011)

C'est l'histoire d'une femme qui parle des femmes. Celles qu'on n'entend jamais, celles qui ont peur, celles qu'on fait taire. Elle évoque leur désir, leur féminité, leur sexualité. Leur joie de vivre. Leur liberté. 

C'est l'histoire d'une femme qui parle aux femmes qu'on bat parce qu'elles fument, dessinent, écrivent, enseignent, se mettent en jupe. sortent, parce qu'elles couchent avec des garçons. 

C'est une femme que les hommes ont longtemps empêchée de vivre, et qui n'a jamais voulu se laisser faire. Une femme en colère. Une Algérienne qui a fui son pays pour rejoindre la France parce que des islamistes ont tué son metteur en scène, assassiné le cinéaste avec lequel elle faisait un film. Une femme que les policiers algériens ont essayé de faire taire. Une femme qui a transformé sa vie en art, joue la comédie et écrit des pièces. Elle est l'auteur puis réalisateur de A mon âge, je me cache encore pour fumer.

Un soir de janvier 2010, alors qu'elle se rendait à une représentation de sa pièce, des inconnus ont aspergé Rayhana d'essence et essayé d'y mettre le feu, comme un livre qu'on brûle. Ils l'ont traitée de mécréante et de putain. Ils ont voulu la faire taire. Elle a continué à jouer. Aujourd'hui, elle parle. A son âge, elle ne s'arrête pas de fumer.

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Archives (2011 à 2014)

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